• Séraphin

PORTRAIT - Les Triplets de Belleville

Voilà trois garçons passionnés qui travaillent dur pour faire vivre le jazz manouche. Vous les avez peut-être déjà croisés à la Candela, à l’Évasion ou à la Maison Blanche, le mardi soir… Nous, on leur a posé quelques questions pour vous les présenter et parce que chez NOcTurnE, le Swing, c’est viscéral !


© Les Triplets de Belleville

Bonjour à tous les trois ! Est-ce que vous pourriez vous présenter en quelques mots : ce que vous faites, comment et quand vous avez formé ce trio ?


Étienne : Notre groupe s’appelle « Les Triplets de Belleville », un trio jazz manouche qui a vu le jour en début 2018 à la sortie de nos études respectives. J’ai rencontré Antoine à la fac de musicologie du Mirail où on jouait de la guitare ensemble.


Élie : Au moment où l’idée de monter un groupe ensemble est venue, je finissais mes études de tapisserie et étant déjà bassiste dans des formations plus rock, je me suis mis à la contrebasse pour ce projet.


Antoine : J’ai découvert le jazz manouche vers 16 ans avec un prof de guitare (Sylvain Peyrieres). Je me suis attaché à ce style et par la suite j’ai intégré la fac de jazz de Toulouse où j’ai rencontré Étienne puis son frère Élie.


« Les Triplets de Belleville » : parce que vous êtes fans du film d’animation de Sylvain Chomet ?


Étienne : Évidemment, le nom fait directement référence au film et son ambiance. Mais c’était aussi une blague du fait que beaucoup de gens nous prenaient pour des triplets, parce qu’apparemment on a un air de ressemblance… Ce qui nous a fait rire et qui a concrétisé le lien avec le film.


Comment vous définiriez ce qu’est le jazz manouche ou ce qu’il représente ?


Antoine : Le jazz manouche c’est le swing à la française, une musique énergique, populaire mais aussi riche due à son lien étroit avec le jazz.


Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire vivre cette musique ?


Antoine : C’est une musique qui nous touche, qu’on aime jouer et qu’on essaye de transmettre aux gens qui viennent nous voir en concert.


Élie : C’est une musique exigeante avec laquelle je n’étais pas familiarisé, c’était en quelque sorte un défi pour moi.


Étienne : De mon point de vue, c’est une musique qui crée un lien avec le public par la nostalgie qu’elle évoque.


Quelles sont vos influences, vos inspirations ?


Antoine : Il est impossible de faire l’impasse sur Django Reinhardt qui est le principal créateur du style. Je pense que nous sommes influencés par les musiciens dont on reprend les morceaux, notamment beaucoup de grands noms comme Angelo Debarre, Tchavolo Schmitt, le trio Rosenberg, Bireli Lagrene, Adrien Moignard, Duved Dunayevsky ou encore John Jorgenson.


Vous reprenez des standards que vous réarrangez ou est-ce que vous composez aussi ?


Étienne : Pour la majorité de notre répertoire nous reprenons des morceaux des musiciens qu’Antoine a cités précédemment. Nous commençons les compositions personnelles en nous inspirant de ces influences et de nos expériences personnelles.




Est-ce que la « jam manouche » du mardi soir à la Maison Blanche est un rituel pour vous ?


Élie : Oui en quelque sorte, nous y sommes souvent pour jouer ou pour écouter les nombreux autres habitués. C’est, pour nous, un des lieux importants de la scène musicale toulousaine. C’est un lieu d’expression important pour nous, ouvert à différents styles : manouche, musique grecque, etc.


Est-ce que vous jammez souvent à Toulouse ? Dans quels lieux allez-vous ? Lesquels vous nous recommandez ?


Élie : Nous ne sommes pas d’énormes jammeurs, mais nous essayons par ce biais de sortir de notre zone de confort, hors de notre formation respective et de jouer avec d’autres. C’est un exercice important à ne pas négliger. Nous allons principalement à la Maison Blanche mais il nous arrive d’aller à celle du Merle Moqueur, organisée par Guillaume à Patte d’Oie. Nous recommandons les deux. Nous savons également que Samuel vient d’en ouvrir une nouvelle au Confessionnal aux Carmes.


Est-ce que c’est compliqué de trouver des dates ? Dans quels endroits vous vous produisez ?


Étienne : Jouer gratuit est toujours facile, mais nous avons pour objectif avec ce projet d’obtenir notre statut d’intermittents du spectacle et donc de vivre de notre musique. Nous sommes les petits nouveaux dans le milieu, notre projet n’a qu’un an d’existence mais nous avons bien tourné cet été et cela va en s’améliorant au fil du temps.

Nous jouons pour tous types événements : concerts dans les bars, festivals mais aussi pour des occasions plus privées (concerts privés, mariages, C.E.)


Quelles sont vos prochaines dates ? Vos projets du moment ?


Nous animons un événement privé au Radisson Blu le 6 décembre.

Nous serons à Gaillac pour un marché d’Art au domaine Matens le 15 décembre.

Et bien d’autres pour l’année qui arrive avec par exemple une programmation au CIAM de la Fabrique de l’université Jean Jaurès.


Avez-vous un morceau « NOcTurnE » à nous conseiller ?


Le jazz manouche regorge de morceaux sur ce thème mais on vous conseille « Mélodie au crépuscule », ou « Clair de lune » de Django Reinhardt.




Pour suivre l'actu des Triplets de Belleville :

https://www.facebook.com/lestripletsdebelleville/



Entretien réalisé par Séraphin


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